travail

Le travail, quel cinéma !

Aujourd’hui 15 octobre, se clôt à Nanterre la première édition du Festival « Lumières sur le Travail », parrainé par le cinéaste Cédric Klapisch. Qui y va ? Y a-t-il deux mondes de paroles et d’images sur le travail ? Voilà ce que je me demande, arrimée ces temps-ci à un poste à heures fixes où je rencontre de nombreux hauts cadres d’entreprise diplômés des plus grandes écoles françaises et et en recherche d’emploi. J’ai une anecdote perso sur Klapisch dont je ne sais si elle est aussi savoureuse qu’elle fut pour moi marquante.

Je participais activement à l’association littéraire de mon époque à Sciences Po Paris (Les Lettres Perçantes) et étais une grande fan de Fabrice Lucchini, qui donnait alors des lectures du Voyage au Bout de la Nuit et d’autres grands auteurs durant ces années dans un théâtre du côté de Montparnasse. Je ne sais plus bien l’ordre des choses. J’étais allée voir le spectacle, m’étais ensuite rendue ébaubie dans la loge de l’artiste, avais obtenu de revenir la semaine suivante avec ma bande des Lettres Perçantes, pour un spectacle suivi d’un dîner avec le formidable acteur.

La semaine d’après, nous étions une poignée de « jeunes Sciences Po » (oubliant leurs devoirs accablants d’économie, de droit et j’en passe), tassés autour d’une table de restaurant, admiratifs, à vouloir approcher Lucchini. Lui, était venu avec deux amis, Cédric Klapisch, et une amie de celui-ci. De Klapisch et de Riens du Tout, son récent premier long métrage à succès sur le monde du travail, hélas, aucun de nous ne savait rien, seul le nom résonnait comme celui de quelqu’un d’un peu connu… Les deux compères, eux, venaient ensemble nous observer, nous jeune génération d’une école française productrice d’élites, en se demandant ce que nous pensions, justement, de Riens du Tout. Impasse du dialogue. Côtoiement sans lendemain. J’en retiens aujourd’hui encore une sensation d’étonnement mutique aussi forte que celle produite par l’audition de Lucchini récitant Voyage au Bout de la Nuit… Sensation d’impasse étouffoir, approche d’une aporie « hautement signifiante », comme on dit… Et pourtant le fil de la vie continue, comme si de rien n’était… Tout cela sans doute n’était à sa façon que du ciiiiiiii….néma !

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